L'engraissement des animaux sur place peut permettre d'améliorer le prix de vente des animaux, mais cela nécessite des investissements importants (bâtiments, production d'aliments pour passer l'hiver), une immobilisation du cheptel de un à trois ans, pour obtenir une plus-value qui n'est pas toujours garantie (cours des marchés fluctuants).

L'amélioration de la valeur ajoutée de l'élevage bovin local est aussi recherchée par des démarches collectives de labellisation (marque "Boeuf du Berry", Label Rouge, ...).

Concernant la commercialisation, 1/3 des éleveurs adhèrent à une organisation pour tout ou partie de la production (CAPBC, SOCAVIAC, Creuse Corrèze Berry Elevage, ADPA, ...).

Le marché au cadran installé à Châteaumeillant depuis mi 1999 constitue un outil supplémentaire pour une commercialisation locale des produits de l'élevage.

Toutes les composantes de la filière viande sont en place en Berry Saint Amandois, puisque le pays dispose avec l'abattoir de St Amand Montrond d'une unité d'abattage de proximité. Suite à la mobilisation des éleveurs et des bouchers, cet abattoir a été remis aux normes loco-régionales en 1999. Il a une capacité de traitement de 500 tonnes / an, et permet de développer des circuits courts de commercialisation, en complément de l'abattoir de la Châtre (1000 t/an aux normes européennes). Ce dernier permet également une valorisation locale des animaux élevés en Berry Saint Amandois, puisqu'il est situé dans l'Indre à 15 km à l'ouest de Châteaumeillant.

Le pays Berry Saint Amandois, et plus particulièrement ses cantons du sud, ont une vocation d'élevage allaitant.

Plus de 800 exploitations élèvent 35 000 vaches allaitantes, soit la moitié du cheptel du Cher et 35 % des vaches laitières.

Les surfaces en herbe sont importantes (près de la moitié de la surface agricole du pays est en prairie permanente ou temporaire) et la densité de bétail à l'hectare est faible. Cela traduit un mode d'élevage extensif qui permet la production d'une viande de qualité.

La race charolaise est de loin la plus répandue. Le Berry Saint Amandois est en effet situé dans le berceau de cette race à viande. De nombreux éleveurs sélectionnent assidûment leurs meilleurs animaux et participent à de nombreux concours de présentation (St Amand, Châteaumeillant, La Châtre, Sancoins, ...). Ils contribuent à l'amélioration de la qualité génétique du cheptel en général, et des performances des bovins charolais en particulier.





Le Berry Saint Amandois est un pays de "naisseurs", qui produit majoritairement des animaux de viande maigre, les "broutards" (veaux de 6 à 9 mois). Ils sont le plus souvent vendus pour être engraissés hors du Berry Saint Amandois avant de pouvoir être commercialisés : Bourgogne, Vendée, Italie. Ce système permet une rotation rapide de trésorerie pour l'exploitant mais une part de plus value lui échappe.








Le pays Berry Saint Amandois fournit environ 1/3 de la collecte de lait du département. La production moyenne par élevage atteint les 200 000 litres.
Plusieurs laiteries collectent le lait des élevages du pays, mais une seule transforme le lait en Berry Saint Amandois. Il s'agit de la laiterie d'Orval. Sa présence permet d'avoir tous les maillons de la filière.






La production ovine du pays représente une part importante de l'élevage du département avec 500 producteurs ovins qui élèvent près de 30 000 brebis. Ils détiennent plus de la moitié des droits de production du département. Le canton de Châteaumeillant représente à lui seul 20% des effectifs du Cher.

A part quelques élevages spécialisés, une partie importante de la production est issue de troupeaux de petite taillesoit moins d'une centaine de brebis en moyenne par élevage. Ce cheptel ovin s'ajoute le plus souvent en d'autres ateliers.









17% des élevages caprins et 13 % de la troupe départementale sont implantés sur le Saint Amandois. Le canton de Lignières est le plus spécialisé vers la production caprine puis qu'on y compte 25 des 90 élevages du pays, pour une moyenne de 70 chèvres par élevage.

Le lait produit sur cette zone est collecté par la laiterie locale d'Orval et par la laiterie Triballat, installée à Rians, au nord est de Bourges.

A noter que 11 communes des cantons de Lignières et du Châtelet sont situées dans l'aire d'Appellation d'Origine Contrôlée Valençay, et que 8 communes du canton de Dun sont dans l'aire AOC crottin de Chavignol.










Dans un département où l'élevage porcin est dans l'ensemble peu présent, près de la moitié des éleveurs naisseurs et naisseurs-engraisseurs du Cher sont situés en Saint Amandois, soit une vingtaine d'élevages.

Les élevages sont globalement de faible dimension. Les effectifs sont surtout concentrés sur les cantons de Châteaumeillant et Saulzais-le-Potier.








La production du pays est significative et de qualité. Elle représente plus de la moitié des élevages du Cher, et même les 3/4 des élevages labellisés du département. Cette situation est liée à la présence d'un abattoir du groupe Doux au Châtelet.

L'aviculture est la production principale des agriculteurs du canton de Saulzais-le-Potier en dehors de l'élevage bovin.






Les terres de la Champagne Berrichonne sont presque exclusivement consacrées à la culture des céréales et des oléagineux (près de 90% sur le canton de Dun). Les exploitations agricoles, de grandes tailles et bien équipées, se sont spécialisées dans la culture du blé tendre, de l'orge, du colza et du tournesol.

Au sud, en Boischaut, Marche et vallée de Germigny, le potentiel agronomique des sols est moindre. Les terrains et le climat sont plus favorables à la production d'herbe et de fourrages pour les animaux. Les agriculteurs réservent leurs meilleures terres aux grandes cultures. En effet, elles représentent moins de la moitié des surfaces agricoles et elles apportent aux exploitations d'élevage des compléments de revenus non négligeables.





Au total les grandes cultures représentent plus de 65 % des terres agricoles du pays Berry Saint Amandois.

Pour les 2/3 ce sont des céréales (blé, orge, maïs grain), pour 1/4 des oléagineux (colza et tournesol), et pour une très faible part (1-2%) des protéagineux (pois).

Le blé tendre de qualité est un produit très demandé par la meunerie française. Il est également exporté en partie vers les pays d'Europe du Sud, notamment vers l'Italie.

L'orge est utilisé pour une bonne part en brasserie (Malterie d'Issoudun).

Les graines oléagineuses partent pour moitié vers le Nord de l'Europe. Le colza cultivé sur jachère industrielle sert à la fabrication de biocarburants (diester).

Les pois protéagineux sont utilisés par les fabricants d'aliments du bétail français et européens. Leur culture est de moins en moins pratiquée en raison de prix de vente peu rémunérateurs et de rendements irréguliers.